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Expatriés : comment investir dans l’immobilier en France ?

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Même si l’on a fait le choix de vivre loin de la France, que ce soit pour des raisons professionnelles ou personnelles, l’attachement au pays d’origine et une certaine nostalgie de la terre où l’on posa le pied pour la première fois sont des constantes que l’on retrouve chez tous les expatriés du monde. Et l’envie de revenir un jour au pays reste en général bien ancrée dans le cœur de ceux qui sont loin.

Les Français ne font pas exception à cette règle.

Quelles que soient les raisons qui les ont poussés à l’expatriation, nombreux sont ceux qui n’ont pas abandonné l’idée de revenir un jour au pays ou d’y passer quelques mois par an. Ainsi beaucoup d’entre eux sont tentés par un placement immobilier en France tandis que 38 % pensent plutôt acheter dans leur pays d’adoption.

L’envie de revenir ou de passer du temps en France se conjugue et se matérialise souvent par un achat immobilier en France.

Une photographie de l’expatriation française

Voici en quelques lignes le portrait type des expatriés français à travers le monde. Plus de la moitié de ceux-ci ont entre 35 et 60 ans, sont mariés, expatriés en famille avec enfants et les hommes et les femmes y sont représentés à part égale.

En termes de niveau d’études, la quasi-totalité des expatriés sont diplômés de l’enseignement supérieur et les deux tiers possèdent au moins un Bac + 4,

Les revenus des expatriés français sont nettement au-dessus de la moyenne nationale. Les deux tiers d’entre eux ont un revenu net supérieur à 26 000 € net par an et un bon tiers perçoivent un revenu net compris entre 26 000 € et 71 000 € par an.

Il en ressort que les Français expatriés sont dans la catégorie des CSP+ et donc potentiellement à la recherche de placements financiers et immobiliers.

Environ la moitié des expatriés veulent investir dans L’immobilier d’ici à cinq ans !

Les expatriés ont des objectifs assez différents en matière de placements et d’investissements. Ainsi, même si plus de la moitié d’entre eux envisagent de s’orienter vers le très peu rentable livret d’épargne ou vers l’assurance vie, ils sont presque autant à projeter un placement dans l’immobilier. Le marché des actions jugé plus risqué ne recueille qu’à peine un quart des suffrages.

Il ressort également que plus de la moitié de ceux ayant un projet d’investissement dans l’immobilier souhaitent le faire en France tandis que seulement un peu plus d’un tiers d’entre eux privilégient leur pays d’accueil.

Quels sont les types de bien recherchés par les expatriés ?

Les expatriés qui souhaitent investir dans l’immobilier en France recherchent pour près d’un tiers d’entre eux un bien sans travaux, récent ou sur plan tandis que seulement un cinquième serait prêt à acheter un bien avec des travaux.

Presque la moitié des expatriés désirent investir pour leur retour en France tandis que les autres souhaite mettre le bien en location.

Parmi eux, près de la moitié n’ont pas commencé leurs recherches tandis qu’environ un cinquième d’entre eux sont en recherche active.

Comment faire pour investir en France quand on vit à l’étranger ?

Qu’ils soient expatriés ou non, les Français restent attachés à la France et ont envie d’investir dans la pierre sur le territoire national.

Cependant, il y a des freins à cette envie, notamment le fait de ne pas être sur place pour presque un cinquième d’entre eux. L’éloignement ne facilite pas les choses pour :

  •         rechercher un bien,
  •         faire des visites,
  •         conclure la transaction,
  •         négocier un prêt immobilier avec sa banque.

Les expatriés n’étant généralement pas imposables en France, ils ne peuvent pas bénéficier des avantages fiscaux des dispositifs Pinel, Malraux, etc.

L’expatrié désireux d’investir dans un bien immobilier en France se tournera généralement vers des biens offrant des compléments de revenus et/ou vers l’achat d’une résidence en vue de l’habiter.

Voici quatre investissements possibles et avantageux pour les expatriés :

  • L’investissement dans des parts de Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) basées sur un immeuble de rendement (habitation, bureaux, etc.),
  • L’achat d’un bien dans le cadre de la location meublée non professionnel (LMNP). Un bailleur professionnel s’occupe de la gestion du bien et l’investisseur perçoit des revenus nets d’impôts.
  • La nue-propriété d’un démembrement. Cela revient à acheter un bien à 60 % de son prix réel (barème fiscal). L’usufruitier utilise le bien à sa guise pendant une période donnée et perçoit les loyers. L’entière propriété revient à l’investisseur au terme de la période sans avoir eu à s’occuper de la gestion pendant ce temps.
  • L’achat d’un bien en vue de le mettre en location nue ou meublée. Les loyers perçus permettent de rembourser le montant des mensualités en déléguant la gestion locative à un professionnel


Dans la réalité, les trois quarts des expatriés achètent un bien en vue de le louer nu ou meublé. En effet, c’est sans risque et assez simple de trouver un bien à distance grâce au concours d’un chasseur immobilier dûment mandatés. La gestion du bien doit ensuite être confiée à un gestionnaire immobilier qui se chargera sous mandat de : 

  •         Trouver les locataires,
  •         Percevoir les loyers,
  •         Mener à bien toutes les actions nécessaires pour maintenir le logement en état pour le louer.

Les expatriés s’en remettent bien souvent à des tiers pour les représenter à toutes les étapes de leur projet immobilier :

  •         Recherche du bien,
  •         Recherche du financement,
  •         Démarches administratives,
  •         Mise en location.

Il apparait donc qu’il est tout à fait possible de mener à bien un investissement immobilier à distance, que ce soit dans le but de louer ou dans celui d’y habiter à terme, en confiant un ou plusieurs mandats à des intermédiaires sérieux, professionnels et de confiance.

Pour conclure

Les expatriés, généralement dans la catégorie des CSP+, ont naturellement l’envie de faire fructifier leur capacité d’épargne.

Au-delà de percevoir un salaire généralement plus élevé que la moyenne nationale, les sociétés, souvent des multinationales, qui les emploient prennent également en charge une grande partie des frais que peut engendrer l’expatriation, allant de la location de l’habitation sur place aux frais de scolarité (les écoles françaises à l’étranger sont en général payantes – jusqu’à 27.000 euros aux USA par exemple) en passant par le véhicule de fonction.

L’effort d’épargne que peut consentir un expatrié est dans les faits bien supérieur à celui d’un salarié à salaire équivalent exerçant sur le territoire national.

C’est pourquoi plus de la moitié d’entre eux envisagent un placement dans l’immobilier. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il est beaucoup plus facile qu’on le croit d’investir dans l’immobilier à distance et de gérer ensuite son bien en location grâce aux réseaux d’agents immobiliers, de gestionnaires locatifs, de syndics et de notaires.

Que ce soit dans le but d’acquérir sa résidence principale ou simplement dans celui de faire fructifier son épargne, l’immobilier est un secteur riche en ressources et qui reste une valeur sûre.

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